Kansobi, l’art et la matière.

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Le japon se retrouve dans toutes les créations de la designer Léa Vincent. En fondant « Kansobi » en 2025, la jeune femme invite à ressentir la beauté dans ses objets et mobiliers au design sobre, minimaliste et texturé. Son souhait ? Magnifier le sabi, une matière minérale issue de la céramique recyclée.

C’est dans son atelier à Mommenheim que Léa Vincent nous partage sa vision du design. Pour la jeune créatrice de l'entreprise "Kansobi", ses dessous de plats, lampes, bougeoirs, planchettes et soliflores ont pour point commun d’allier simplicité et matière brute. Confectionnées à partir de sabi - un matériau issu de céramiques recyclées - ses créations invitent non seulement à la contemplation, mais aussi à être effleurées, touchées. « Je cherche toujours à conserver une texture, une sensorialité » confie-t-elle.

Minimalisme et sobriété

Cette façon d’appréhender le monde puise son origine dans une première expérience professionnelle au japon. Paysages, cuisine, traditions… tout l’inspire au pays du soleil levant. Mais ce sont particulièrement les concepts japonais de « Kanso », qui signifie simplicité, et « Bi » qui se traduit par beauté, qui vont influer sa démarche artistique. « Je suis toujours à la recherche d’une esthétique minimaliste, modeste et quelque part imparfaite » partage-t-elle. C’est de là que lui vient tout naturellement le nom de son entreprise :« Kansobi ». 

Une nouvelle histoire

Léa met également la dimension environnementale au cœur de son activité. « Je voulais repenser ma façon de créer » confie-t-elle. En récupérant les déchets céramiques provenant de vaisselles, carrelages, toitures, et même sanitaires, elle redonne ainsi une nouvelle vie à la matière. La jeune femme est d’ailleurs accompagnée dans ce domaine par l’INSA à Strasbourg, et par Ronan Sébilo, conseiller en économie circulaire à la Chambre de Commerce et d’Industrie. « Je vais au-delà du recyclage. Chaque fragment me permet d’écrire une nouvelle histoire » explique Léa. C’est ainsi que chaque objet mis en vente est entouré d’un récit particulier, avec toujours une référence à la langue japonaise : « Mon sous-verre « Suna » rappelle le sable chaud, et ma lampe « Uneri » une mer agitée ».

Des créations sur mesure

Pour monter son projet de création d’entreprise, Léa a notamment bénéficié de l’accompagnement de Jean-Christophe Cremmel, chargé de développement économique à la Chambre de Métiers d’Alsace, et du soutien financier d’Initiative Nord Alsace, une association partenaire de la Communauté d’Agglomération de Haguenau. Aujourd’hui, la créatrice ne souhaite pas se limiter aux objets de décoration, elle a pour ambition de concevoir des revêtements sur mesure pour des ensembles plus conséquents tels que des chaises, des tables, des suspensions, des bibliothèques ou encore des comptoirs d’accueil. « Les secteurs du luxe et de l’hôtellerie m’intéressent tout particulièrement » partage-t-elle. 

Situation et accès

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